Made by Google 2026 : le Pixel 11 débarque, et la facture aussi

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Google a levé le rideau ce mercredi 12 août 2026 à New York. Pixel 11, Watch 5, et un petit traceur Bluetooth baptisé Pixel Tag. Ouf, on y est enfin après des mois de fuites.

J’ai suivi le stream en direct, café en main, pendant que Trevor Noah essayait de faire des blagues sur l’IA (bof, ça tombait un peu à plat). Bilan des courses : beaucoup de gadgets, une puce en 2nm qui fait causer, et des prix qui grimpent partout. Sérieusement partout.

Pixel 11 : quatre modèles, une seule vraie nouveauté ?

Le Pixel 11, le Pro, le Pro XL, et le Pro Fold. Même formule que l’an dernier, presque au pixel près côté design. Et c’est là que ça m’énerve un peu : Google a l’habitude de vendre du neuf qui ressemble furieusement à de l’ancien.

La vraie nouveauté s’appelle Pixel Glow (ou HiLight, selon les documents internes qui ont fuité — Google n’a jamais tranché entre les deux noms, what a mess). Concrètement : une rangée de LED RGB autour du bloc caméra, à l’arrière. Huit couleurs, huit contacts assignables. Téléphone posé face contre la table, vous voyez qui vous appelle sans le retourner.

Petite anecdote amusante : le Magic Cue, la star de la conférence 2025, s’est fait oublier par 65% des utilisateurs Pixel 10 selon un sondage repris par PhoneArena. Un flop total, en gros. Google a visiblement retenu la leçon côté marketing : cette année, on mise tout sur le visuel, pas sur l’IA cachée qui ne sert à rien.

Sous le capot, le Tensor G6 change de dimension. Littéralement. Premier processeur smartphone gravé en 2nm chez TSMC, avec une architecture Gate-All-Around qui réduit les fuites de courant. Pour faire simple : moins de perte électrique à chaque transistor, donc en théorie plus d’autonomie. En théorie seulement, hein.

Côté modem, changement radical : MediaTek M90 remplace l’Exynos de Samsung. Objectif affiché : meilleure efficacité énergétique. Le Pixel 10 traînait une réputation d’autonomie moyenne, malgré des batteries pourtant costaudes. J’espère que ça tient la route, parce que le Pixel 10 Pro que j’utilise encore me lâche parfois avant 21h un jour chargé.

Le Pixel 11 Pro Fold, lui, reprend son écran interne de 8 pouces. Mais la batterie recule : 4 750 mAh contre 5 015 mAh sur le modèle précédent. Une régression sèche qui m’avait déjà fait tiquer quand j’en parlais dans cette comparaison face au Galaxy Z Fold 8. Confirmée aujourd’hui, malheureusement.

Watch 5 et Pixel Tag : la vraie surprise vient d’où on l’attendait le moins

Et là, franchement, la Pixel Watch 5 ne réinvente rien. Même boîtier, même écran, même puce Snapdragon Wear W5 Gen 2 que sur la Watch 4. Le stockage double (64 Go contre 32 Go), la batterie grimpe de quelques dizaines de mAh à peine. C’est tout. Ça tourne. Point.

Mais Google a ajouté un détail malin : le SOS satellite, gratuit pendant deux ans à l’activation. Pratique en rando, moins utile dans le métro parisien. Détection de perte de pouls avec appel automatique des secours aussi — une fonction sérieuse, sur laquelle je ne plaisanterais pas.

Le vrai truc inattendu, c’est le Pixel Tag. Google avait déjà son réseau Find Hub, mais sans traceur physique. Concurrent direct de l’AirTag d’Apple, avec puce UWB pour une localisation précise à quelques centimètres. Prix annoncé : environ 35€ en Europe.

J’ai un pote qui perd ses clés en moyenne trois fois par semaine (sans exagérer). Si le Pixel Tag tient ses promesses de précision UWB, ce sera son sauveur. Reste à voir si l’écosystème Find Hub est assez dense pour retrouver un objet perdu loin de chez soi — Apple a des années d’avance là-dessus.

Petite digression : Google avait déjà annoncé la fin programmée de Google Assistant au profit de Gemini, comme je l’expliquais dans ce papier sur la bascule vers l’IA générative. Sans surprise, toute la gamme 2026 tourne sous « Gemini Intelligence », version soi-disant plus proactive. On verra si ça marche mieux que le Magic Cue raté de l’an dernier.

Les prix. Aïe.

Le Pixel 11 démarre à 899$ pour 256 Go, la version 128 Go ayant purement disparu. Le Pixel 11 Pro commence à 1 099$, le Pro XL à 1 299 $. Et le Pro Fold explose à 1 899$ pour l’entrée de gamme.

Google évoque une pénurie mondiale de mémoire, la fameuse « RAMaggedon » dont tout le secteur tech parle depuis des mois. La demande des entreprises d’IA aspire les stocks de RAM et de stockage. Résultat : le Pixel 11 Pro et le Pro XL passent carrément à 12 Go de RAM sur leurs modèles 256 Go, contre 16 Go l’an dernier. Il faut payer plus pour retrouver ce qu’on avait avant. Sympa.

La Pixel Watch 5 suit la même logique : +50$ sur le modèle 41mm, +30$ sur le 45mm. Le hic, c’est que les specs, elles, ne bougent presque pas. Vous payez plus pour (quasiment) la même chose. Comme je le disais dans un billet précédent, cette tendance à la hausse touche tout le secteur smartphone cette année, pas que Google.

L’avis de GeekFlux

Note perso : 6,5/10. Pas plus, parce que le rapport prix/nouveauté me chiffonne franchement.

Ce qui me plaît vraiment ici, c’est purement esthétique : le coloris olive du Pixel 11 Pro Fold, aperçu dans les rendus qui ont fuité fin juillet. Un vert profond, presque militaire, qui change des teintes pastel habituelles de Google. Rien à voir avec la performance, je sais. Mais c’est le genre de détail qui me fait choisir un téléphone plutôt qu’un autre au moment de sortir la carte bleue.

Ce qui m’agace, en revanche : la baisse de RAM sur les modèles 256 Go du Pixel 11 Pro. Payer le même prix qu’avant pour moins de mémoire vive, ça sent la manœuvre comptable plus que l’innovation. Et la batterie du Pro Fold qui recule alors que Samsung, en face, gonfle la sienne sur le Z Fold 8 — ça, ça ne pardonne pas sur un pliable.

Le Pixel Glow ? Sympa gadget. Utile deux jours, oublié la semaine suivante, si je devais parier. Mais je peux me tromper, on verra à l’usage.

Disponibilité : le 20 août 2026 pour toute la gamme, sauf le Pixel 11 Pro Fold qui devrait patienter jusqu’en octobre selon plusieurs sources concordantes.

Sources : Engadget, Google

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